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Steven Bradbury : il faut savoir prendre son tempsSteven Bradbury - la biographie star
Pour sa patinette, Steven Bradbury a pris l’option « short track », qui consiste à faire des tours de cent onze mètres dans une patinoire, étant donné que cela reste relativement compliqué de faire du patinage en extérieur en Australie, bien évidemment à cause de ce satané réchauffement climatique. Le garçon est plutôt pas mauvais puisqu’en 1994, il a décroché avec ses potes la médaille de bronze en relais. La tactique de course avait alors été bien établie. L’équipe étant la plus mauvaise des quatre finalistes engagés et les chutes et autres disqualifications étant monnaie courante dans cette discipline, l’objectif était simple : terminer et espérer. L’équipe du Canada s’envoya dans le décor façon James Dean et Steven Bradbury récolta ainsi à la première médaille de l’histoire de l’Australie aux Jeux Olympiques d’Hiver. « Doing a Bradbury »En 1998, Steven Bradbury fit banquette et nous voilà donc en 2002. On le retrouve ainsi en quart de finale du 1000M et autant dire que les choses se présentent plutôt mal puisque seuls deux patineurs seront qualifiés et qu’il retrouve dans sa série le favori américain Apolo Ohno et le champion du monde en titre. Bradbury termine comme prévu troisième et commence déjà à ramasser son slip kangourou quand on apprend que le canadien est disqualifié pour avoir essuyé ses patins sur un adversaire. En route pour les demi-finales alors. Notre ami aussie discute de la course avec son coach et il est clairement acté qu’il n’a aucune chance de terminer dans les deux premiers. Il est donc décidé de prier le bon dieu en espérant que trois guignols s’emplafonnent. Comme prévu, Bradbury était cinquième à l’entame du dernier tour, et comme espéré, trois intellectuels s’emmêlèrent les saucissons pour finalement laisser passer Bradbury tout heureux de se retrouver dans le Top 5 Olympique. Steven Bradbury dans le lièvre et la tortueNous sommes donc en finale et retrouver alors Steven Bradbury revient schématiquement à imaginer Tom Cruise au départ de la finale d’un 100M, à la différence près, comme le précise si gentiment le Thierry Roland local, que le coréen est tellement petit qu’on ne sait pas où il est. On découvre alors la grande carcasse de l’australien qui patiente gentiment en attendant que sur un malentendu il se passe quelque chose. Les moteurs s’emballent dans le dernier tour. Ca vire. Ca se chamaille. Ca dérape et ça finit par se rentrer dedans. Et cette fois-ci, ce ne sont pas trois mais carrément quatre bisons futés qui viennent s’embouchonner. Débarque alors Steve Bradbury, les bras à l’air, plutôt partant pour ouvrir le champagne. A son retour au pays, le premier champion olympique australien des JO d’Hiver est célébré comme un héros. Il prend alors sagement la décision de prendre sa retraite sportive sentant bien qu’il ne sera peut-être pas évident de conserver son titre dans quatre ans. Il héritera alors d’un timbre à son effigie et d’une expression « Doing a Bradbury » qui veut grosso modo dire « gagner alors qu’on ne vous attendait vraiment pas au tournant. » STEVEN BRADBURY : 4 points 'star'
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Steven John Bradbury est un patineur de vitesse australien né à Sydney le 14 octobre 1973. Il est surtout connu pour avoir été le plus improbable des champions olympiques des Jeux Olympiques d’Hiver, à Salt Lake City en 2002.
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