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Fangio, chauffard en argentinJuan Manuel Fangio - la biographie star
Quand on regarde un grand prix de Formule 1 à la télévision, on se pose très souvent la même question : est-ce bien raisonnable de se sortir une bière en plein milieu de l’après-midi ? Bien évidemment, Internetalis condamne sans la moindre hésitation ceux qui s’en décapsulent une lors des grands prix type Japon ou Australie diffusés de bon matin. Une fois ce problème métaphysique réglé à coup de plusieurs allers-retours au frigo, on en vient généralement à se dire que conduire une bagnole, c’est quand même à la portée de n’importe quel manchot et que de toute façon le gagnant sera celui qui dispose de la meilleure voiture. L’avantage de Fangio, c’est que comme Auto-Moto n’existait pas à l’époque, on est quand même obligé d’admettre qu’il devait avoir quelques notions de conduite même s’il ne passa son permis qu’à l’âge de cinquante ans, un peu comme si Bode Miller avait eu sa deuxième étoile l’année dernière.
Fangio à cheval sur les principesJuan Manuel Fangio ne disposait pas alors de freins à disques en titane ou de levier de vitesse hydraulique à pression inversée. Il devait simplement poser ses fesses dans une voiture qui ressemblait à celle de Donald, dégager de l’arrière les Castors Juniors histoire de leur chourer leur manuel, et en avant Guingamp. Fangio effectua ainsi sa première course en 1936 sur une voiture qu’il avait lui même bricolée dans le garage familial. Il participa ensuite à une traversée des Andes sur près de dix mille bornes et s’avéra alors être véritablement un as du volant. La guerre enraya la belle machine mais la carrière de l’argentin fut sauvée par la dictature de Peron en 1947. Le général était fanatique de course automobile et il prit Fangio sous son aile telle une poule qui couve son œuf pour être certaine qu’on pourra y coller quelques mouillettes. Aller voir une partie de ping-pongEn 1948, il a alors tout de même trente-sept ans, Juan Manuel Fangio s’essaie à la F1 au grand prix de France, mais c’est en 1950 qu’il effectuera sa première saison complète. Il va alors empiler jusqu’en 1958 cinq titres de champions du monde. Vous nous direz qu’il n’y a peut-être pas non plus de quoi en fouetter un fromage, mais l’ami Fangio réussira tout de même l’exploit au volant de quatre voitures différentes, ce qui devait probablement l’obliger à faire des cascades dont Rémy Julienne de légumes aurait été fier. Alfa Romeo en 1951, Mercedes en 1954 et 1955, Ferrari en 1956 et enfin Maserati en 1957 furent ses compagnes. A noter qu’à l’époque, Bison Futé n’usait pas encore de toute sa maestria et que les accidents étaient encore monnaie courante. Juan Manuel Fangio échappa ainsi de peu au pire lors des 24H du Mans 1955, course au cours de laquelle le français Pierre Levegh confondit sa voiture avec celle de Fantomas pour décoller puis se désintégrer dans le public. Plus de quatre-vingt personnes y trouvèrent la mort, ce qui tend à confirmer qu’il est quand même moins dangereux d’aller voir une partie de ping-pong de Jean-Philippe Gatien. Il prit sa retraite à l’âge de quarante-sept ans ce qui nous paraît quand même un poil jeune rapport au trou de la sécu, ou comment réussir à ne pas faire une allusion graveleuse avec poil, rapport, trou et cul dans la même phrase. C’est aussi ça Internetalis, le self-control de la responsabilité qui prend une nouvelle dimension. JUAN MANUEL FANGIO : 6 points ‘star’• Etre un pilote de Formule 1 argentin : 1 point |
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Juan Manuel Fangio est un pilote de Formule 1 argentin né à Balcarce le 24 juin 1911 et décédé à Buenos Aires le 17 juillet 1995. Ses vingt-quatre victoires pour cinquante-et-une courses disputées lui valurent à sa mort trois jours de deuil national, distinction toujours délicate à prononcer du vivant de la personnalité.

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