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| L'affaire OM-VA 1 |
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Bernard TapieDepuis 1953, Marseille vivait sous la coupe, pas encore celle de Chris Waddle, mais celle de Gaston Defferre. En 1986, à la mort du fossile, d’où d’ailleurs le nom de « Cité Phocéenne », les rivalités de pouvoir s’intensifient. Mais depuis quelques mois, en obtenant la présidence de l’Olympique de Marseille, c’est Bernard Tapie qui règne d’une main de fer façon Gaston sur la planète Marseille. En 1988, il obtint même un siège de député, certes moins confortable qu’un fauteuil de maire, mais plus adapté qu’un train de sénateur quand on déborde d’ambition. Sa rivalité avec la bouille à Bez, le président bordelais, est maintenant dépassée. Le club vient de remporter quatre championnats successifs depuis 1989 et tous les efforts sont maintenant concentrés sur un seul objectif, que l’OM devienne le premier club français à remporter une coupe d’Europe de football. Parce que depuis 1991 et la finale perdue de Bari, il en a gros sur la patate, Cash. Basile a bien réussi à essuyer ses larmes en interprétant en duo avec Chris Waddle le mythique We’ve got a feeling, Tapie a beau être un admirateur de la grande musique, il voue une admiration pour l’album Respect de Shaquille O’Neal, perdre n’est pas dans ses gènes, Saccomano. Et ce n’est pas l’élimination prématurée en 1992 au second tour contre le Sparta Prague qui le consola. Faire référence à la femelle du porcRendez-vous est donc pris pour le 26 mai 1993, au Würtz Stadion de Munich pour disputer la finale de la première Ligue des Champions. L’OM y rencontrera le Milan AC de Silvio Berlusconi et pas question d’y symboliser une fois de plus le beau jeu à la française incapable d’enfoncer le clou quand il s’agit d’enterrer son adversaire. Mais pour cela, encore faut-il être certain de pouvoir compter sur toutes les lames de son couteau suisse, parce que c’est pas au moment d’ouvrir la bouteille de Romanée-Conti qu’on a envie de s’apercevoir qu’on a cassé son tire-bouchon. Tout le monde garde en mémoire la blessure de Dominique Rocheteau avant la finale de Saint-Etienne de 1976. A défaut d’Ange Vert, il est hors de question qu’on touche à un cheveu du chef nain Didier Deschamps dans le rôle de Prof et de sa garde noire Marcel Desailly, Jocelyn Angloma ou Basile Boli. Manque de bol, six jours avant la finale, l’OM est attendue par une équipe branchée houblon pour qui la porcelaine fait plutôt référence à la femelle du porc, l’Union Sportive de Valenciennes Anzin, tout un programme. C’est probablement un bon entraînement pour la fête de la bière mais fortement déconseillé pour préparer la semaine des défilés à Milan. Pas question non plus d’aligner l’équipe B puisque le cinquième titre consécutif de l’OM n’est pas encore assuré à trois journées de la fin du championnat. Le PSG les talonne façon Sylvester de quatre points seulement sachant que trois jours après la finale de Munich, un certain OM-PSG est au programme. C’est jamais plaisant de se rendre compte qu’au moment où on va rentrer en boîte, le passage à l’heure d’été va vous faire perdre une heure dans la soirée. Mais quand on pense à l’apéro du lendemain, les choses se présentent tout de suite sous de meilleurs auspices and love. Pour l’Olympique de Marseille, le passage obligé par Valenciennes avant la grande finale de Munich ne devrait logiquement pas empêcher le pastis de couler à flot rapidement. Pourquoi l’équipe de Valenciennes est-elle autorisée à jouer le championnat alors qu’il y pleut en permanence ? Bernard Tapie y trouvera-t-il un moyen d’y faire la pluie et le beau temps ? Alors qu’elle a perdu la guerre, pourquoi l’Allemagne est-elle encore autorisée à organiser des finales de Coupe d’Europe ? Vous le saurez en lisant la suite de « L’affaire OM-VA ». |
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