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Puff Daddy, sa musique, son business, son fric et son pognon

Puff Daddy - la biographie star

Puff DaddySean John Combs, né en 1969 à New York (Harlem), est un rappeur, acteur, producteur et homme d’affaires américain.

Le père du petit Sean est dealer, et meurt abattu pour ses trois ans.  Là nous préférons vous arrêter tout de suite, nous vous voyons d’ici, avec vos préjugés sociaux et raciaux vous allez penser que la vie de Puff Daddy est toute tracée : entrée dans un gang à douze ans, condamnations pour trafic de drogue et meurtres au quatrième degré sur policier fédéral, prison et rédemption par l’écriture, utilisation de ses blessures secrètes pour délivrer un rap engagé et poignant, premier million de dollar, sexe, putes, rock n’ roll, re-condamnation pour possession d’armes, nouvelle blessure secrète, nouveau disque d’or et nouveaux millions de dollars, sexe avec diverses célébrités, oscar pour un film sur sa vie, condamnation pour viol sur mineure, étoile sur sunset boulevard et j’en passe…  Hé bien non !  Puff décide plutôt d’aller étudier le marketing à Howard University de Washington DC !  Avec son joli petit costume et sa jolie petite cravate, il devient cadre chez Uptown Records, où il signe notamment Mary J. Blige.  Et toc !

Puff Daddy ne reste pas de marbre

Mais les préjugés raciaux ont la vie dure et en 1991, pour un sombre prétexte de concert qu’il organise et lors duquel lequel neuf personnes trouvent la mort, alors qu’il avait donné les plus belles années de sa vie à cette maison Puff Daddy est viré, jeté comme une vieille chaussette trouée.  Mais Kindy mot consent, pas de problème pour Daddy : il décide alors de fonder Bad Boy Records, et emporte Notorious B.I.G dans ses bagages.  Dans la foulée il signe également Usher, Lil’Kim, TLC, Mariah Carey ou Boyz II Men.  La rivalité est alors à son comble avec le rap west coast de Death Row Records de Dr Dre, Snoop Dogg et 2Pac, qui moquent volontiers le côté facile et commercial de son rap.

La honte ultime pour un rappeur

A partir de 1997, Puff Daddy commence à chanter lui-même sur l’album No Way Out.  Le single I’ll Be Missing You, samplant intégralement Every Breath You Take de The Police, sort en hommage à la mémoire de Notorious B.I.G, assassiné six mois après Tupac Shakur.  Son second album, Forever, est un semi-échec, l’année 1999 est ternie discale.  De plus, Puff Daddy est accusé d’agression, ses studios sont le théâtre de diverses fusillades, et sa petite amie Jennifer Lopez rompt suite à sa mise en examen pour port d’arme et tentative de corruption envers un policier suite à une fusillade dans un night-club.

Alors, Puff décide de changer de pseudo star, et devient P. Diddy.  En 2003, la bande originale Bad Boyz 2 bat tous les records pour un disque de rap.  Mais il est arrêté pour conduite avec un permis expiré, la honte ultime pour un rappeur.  Il rechange alors à nouveau de nom pour Diddy car « le P est un obstacle entre lui et ses fans », qui sera élue phrase la plus con de l’année par Internetalis, et croyez-nous, on s’y connaît.  Mais cela ne semble pas poser de problème dans le monde du show-biz, il travaille alors avec David Bowie, Britney Spears et N’Sync.  Dans la foulée, il sortira l’album Press Play en 2006, avec des contributions de Christina Aguilera, Nas, Mary J. Blige et Pharrell.

Un yacht nommé pognon

En bon businessman, Puff Daddy (nous continuerons pour notre part à l’appeler ainsi jusqu’à ce qu’il décide qu’il faut retirer les obstacles entre lui et ses biographes) cherche à se diversifier.  Il produit ses propres reality show : Making The Band, puis I Want To Work For Diddy, sort sous le nom Sean John une ligne de vêtements et commercialise un parfum qu’il dédie à Barack Obama, Mohamed Ali et Martin Luther King.  A ses moments perdus, il sort une ligne de vodka et dessine le maillot away des Dallas Mavericks.

Quand la classe mondiale s’invite à bord d’un yacht nommé pognon, ne jetez pas l’ancre de la célébrité sans avoir vérifié que la chaîne était assez longue.  Suivant ce précepte, Puff Daddy remet au goût du jour le concept des soirées blanches d’Eddie Barclay, d’abord à St Tropez et ensuite dans les Hamptons.

PUFF DADDY : 11 points ‘star’

•    Avoir tellement de pseudos star qu’on ne sait plus vraiment lequel est le bon : 2 points
•    Organiser un concert qui fait neuf morts : 1 point
•    Sortir avec Jennifer Lopez : 2 points
•    Etre le mec le plus riche de l’histoire du hip-hop : 2 points
•    Ne reculer devant aucune activité grotesque : 1 point
•    Dédier un parfum à un type de 120 kilos qui transpirait sur un ring : 1 point
•    Imiter Eddy Barclay : 2 points

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