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Beethoven, ça rend sourd.

Beethoven - la biographie star

Ludwig van BeethovenLudwig van Beethoven est un compositeur allemand, né à Bonn en 1770 et mort à Vienne en 1827.  Considéré comme le dernier classique viennois dans la lignée de Haydn et Mozart, il préfigure la transition vers le romantisme.  Il composera aussi bien de la musique symphonique que de la musique de chambre.  Il était sourd comme un pot du même type (de chambre).  Enfin, il aimait beaucoup les pommes de terre.

Issu d’une famille modeste mais de culture musicienne, Ludwig van peut s’estimer heureux d’être né du bon côté du Rhin, sinon c’était un coup à finir accordéoniste.  Son père, ténor à la cour de l’électeur de Cologne, était une brute alcoolique, grand amateur de l’eau locale.  Quand le petit Ludwig montre ses dispositions évidentes pour la musique, son père veut en faire un enfant prodige, un Jordy de la musique classique.

 

Richard Clayderman : Beethoven, la classe en plus

 

Le comte Ferdinand von Waldstein l’emmène en 1787 à Vienne, alors capitale européenne de la musique, pour le présenter à Haydn, qui l’invite à être son élève.  Mais rapidement le courant ne passe plus entre les deux hommes, Beethoven étant trop fougueux et incontrôlable.  Comme en plus il fait un peu hippie avec ses cheveux longs, Haydn le surnomme Ludwig van Volkswagen.

Haydn repart à Londres en 1794, mais Beethoven se plaît à Vienne et s’y installe définitivement.  Il se fait connaître au début comme pianiste et non comme compositeur.  Il entame en 1796 le Hertha Deutschland Tour, une tournée de concerts à Vienne, Berlin, Dresde, Leipzig, Nuremberg et enfin Prague où il impose son inspiration et sa virtuosité au piano.  Il écrit des concertos, des sonates, des quatuors à cordes, des blagues carambar et sa première symphonie en 1800.

« Et faites de beaux rêves ! »

Mais la surdité commence à le rattraper et Beethoven réagit mal : « Des quoi ?  Surdités ?  Genre des carottes ou des concombres ?  Hého les gars ici on est en Autriche, alors vous me mettez des patates ou alors c’est pas la peine ! ».  Il s’isole du monde extérieur et acquiert une réputation de misanthrope.  Il provoque un incident diplomatique quand l’ambassadeur de Prusse l’interroge sur sa bonne ouïe et qu’il répond en hurlant « Oui vous aussi et faites de beaux rêves ».  Mais fort heureusement sa créativité n’est pas altérée : ne pouvant plus interpréter, il se voue corps et âme à la composition.  En 1805 il publie sa troisième symphonie, héroïque, initialement dédiée à Napoléon, mais quand il se fait couronner empereur Beethoven ne l’entend pas de cette oreille et raye furieux toute mention au conquérant.

Il tente sans succès une percée dans l’opéra, où Mozart avait excellé.  Haydn lui explique que pour écrire un grand opéra il lui faudrait malheureusement une meilleure audition.  Furieux Beethoven réplique en hurlant qu’à trente-cinq ans il est hors de question qu’il recommence à passer des auditions…  Il abandonne donc l’opéra et compose entre 1806 et 1808 de nombreux concertos pour piano, quatuors à cordes et sa quatrième symphonie.  Cette période faste est aussi marquée par son refus de jouer pour des officiers français en Silésie occupée.  Il se fait tirer l’oreille par ses mécènes, qui arrêtent de l’entretenir.  Il écrit sa cinquième symphonie, puis la sixième, pastorale, dans laquelle il renoue avec les thèmes romantiques.

En 1812 il rencontre Goethe et bizarrement entame une longue période de stérilité musicale.  Vienne lui retire ses faveurs et lui tourne le dos pour Rossini, plus léger malgré le foie gras. Il est très malade de 1816 à 1817 et guérit en écrivant la Grosse Sonate Für HammerKlavier, dont la partition sera reprise avec succès par les artilleurs de l’armée allemande.  La neuvième symphonie, qui comme la cinquième évoque un message de joie, est un succès.

Beethoven décède néanmoins en 1826 d’une pneumonie.  Ses derniers mots pour le prêtre qui le confessait seront : « QUOI ? ».

LUDWIG VAN BEETHOVEN : 2 points ‘star’

•    Etre sourd et quand même devenir musicien-‘star’ : 3 points
•    Avoir un film à son nom, mais dont le héros est un chien : -1 point
•    Avoir une symphonie choisie comme hymne de l’Europe par Michel Platini : 1 point

Commentaires
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Thierry Tulasne  - Le compte est bon |2010-05-11

En effet, même s'il est devenu sourd, le grand Ludwig savait compter.

Tram |2010-05-11

Heu 3 -1 + 1 ça fait bien 3 points star nan ?
Sinon très bonne bio, comme d'hab !

 

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