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Brian Wilson, les Beach Boys, le surf, le surf et le surf

Brian Wilson - la biographie star

Brian WilsonBrian Wilson, né en 1942 à Inglewood, Californie, était l’auteur et le compositeur du groupe The Beach Boys.

Brian Wilson chante déjà depuis son plus jeune âge, mais ça énerve un peu son père apparemment, puisqu’il le jette contre un mur alors qu’il a trois ans.  Le petit Brian y perd un tympan, et trouvera par la suite qu’en fait ça sonne nettement mieux quand ce sont ses frères Carl et Dennis qui chantent.

Après des études de psychologie à Los Angeles, Brian Wilson forme les The Beach Boys avec ses frères, son cousin Mike Love et Al Jardine.  Grâce aux harmonies vocales qui sont déjà leur marque de fabrique Santoro, les The Beachs Boys obtiennent leur premier single à succès avec Surfin’ en 1961.  On ne change pas une équipe qui gagne, les singles suivants s’intitulent Surfin’ Safari, Surfer Girl, Surf City et Surfin’ USA.  Ses détracteurs John Deere taxent alors sa musique de « Surfaite ».  Mais Brian a du tempérament et aime se remettre en cause : il écrira désormais des chansons sur les voitures (Little Deuce Coupe), puis sur les filles (Do You Wanna Dance, Dance Dance Dance, California Girls, Help Me Rhonda, Barbara Ann). Dans des élans d’ambition musicale rarement atteints, bravant tous les interdits de l’Amérique puritaine des années soixante, Brian Wilson prendra des risques inouïs comme un eskimo, en écrivant des chansons qui parlent en même temps de filles et de voitures : I Get Around, Fun Fun Fun.

Trois palettes pour l’AFP

Devant cette maestria, sa maison de disques accorde alors à Brian Wilson un contrôle total sur la production de ses disques.  Il se désintéresse des tournées et laisse ses frères assurer les concerts, afin de mieux se consacrer à l’écriture et l’enregistrement.  N’acceptant plus pour rivaux que les The Beatles, c’est dans l’écoute émerveillée de Rubber Soul qu’il puisera l’énergie et l’inspiration pour composer en 1966 le chef d’œuvre Pet Sounds.  Le disque est fraîchement accueilli par le grand public, en revanche l’Association Française de Proctologie en acquiert trois palettes avant de réaliser sa méprise.

Brian Wilson : Good Vibration

Brian Wilson peut s’atteler à l’œuvre de sa vie, sa « symphonie adolescente pour Dieu » : Smile.  Les premiers extraits, Good Vibrations et Heroes And Villains, sont impressionnants, mais en proie à des problèmes psychiques, Brian Wilson a du mal à terminer le disque.  Et là, comme dirait Maïté, c’est le coup de grasse : les The Beatles sortent Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band.  Fou de jalousie et d’admiration, Brian Wilson s’écroule complètement et détruit une partie de ses bandes.  Al Jardine, jamais avare d’un bon mot, l’interpellera : « Tu boudes, Spencer ? ».  Paranoïaque et schizophrène, Brian Wilson abandonne Smile.  Le restant des The Beach Boys sort tout de même le disque sous le nom Smiley Smile, mais l’absence de l’étincelle de génie crie de toute son âme le désespoir de celui qui n’est plus là.

Une famille en or

Brian Wilson ne peut plus voir une table de mixage en peinture.  Il arrête tout en 1970 et passe alors trois ans enfermé dans sa chambre à manger, dormir, prendre de la cocaïne et regarder sa collection VHS de Une Famille En Or avec Patrick Roy, parce que dès que c’est avec Bernard Montiel c’est nettement moins bon.  Ce n’est que dans les années 80 qu’il (Brian Wilson, pas Patrick Roy qui, lui, est mort) reprendra pied avec la réalité.  Après quelques albums solo dans les années 90, il remet Smile sur le métier, pour finalement sortir le disque en 2004 après trente-sept années d’attente.

Seul tâche d’ombre de craie au tableau noir de la carrière sans faille de Brian Wilson : les The Beach Boys enregistreront sans lui le single Kokomo, bande originale du film Cocktail avec Tom Cruise.

BRIAN WILSON : 10 points ‘star’

•    Se faire balancer contre un mur par son père : 1 point
•    Etre à moitié sourd et quand même devenir un génie de la musique : 1 point
•    Faire une dépression nerveuse à cause d’un disque des The Beatles : 2 points
•    Adresser une symphonie directement à Dieu : 1 point
•    Mais détruire les bandes : 1 point
•    Enregistrer le disque trente-sept ans plus tard (pas de problème, Dieu a patienté) : 1 point
•    Passer trois ans sans sortir de sa chambre : 3 points

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