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Billie Holiday, un bon plan drogueBillie Holiday - la biographie star
Le père d’Eleanora est guitariste de jazz, mais il ne reconnaît pas sa fille. Sa mère n’a pas le temps de s’en occuper, accaparée à moitié par des petits boulots et à moitié par des prestations physiques facturées (mais non déclarées aux impôts, ce qui nous paraît parfaitement malhonnête). Eleanora est soumise aux violences de sa tante Ida et à dix ans, est violée par un voisin. Sa mère décide alors de déménager à New York et peut enfin quitter l’enfer des emplois précaires : elle décroche en effet un CDI dans un bordel. La vie de Billie Holiday sous la prohibition se répartit entre maisons de passe, prisons et bars clandestins, où l’alcool et le jazz coulent à flot. A quinze ans, elle décroche son premier engagement et se choisit le pseudo ‘star’ Billie Holiday. Elle a peur d’un vide, Holiday, voire de devenir schizophrène et se demande « est-ce elle, Holiday ? ». En enchaînant les tournées dans les clubs de Harlem, elle rencontre le musicien Bobby Henderson qui devient son compagnon. Le succès lui permet de chanter avec Duke Ellington, Benny Goodman, Count Basie ou Lester Young, qui la surnommera Lady Day, et plus tard avec Dizzy Gillespie. Elle devient une vedette du jazz. Comme Richard GasquetMais avec ses cheveux plaqués sur le haut du crâne, le Giscard destin ne va pas tarder à la rattraper. Billie Holiday se met à boire et à fumer de la marijuana entre les sets, comme Richard Gasquet. Ses nombreuses liaisons féminines lui causent le surnom de Mister Holiday. En 1939 elle signe Strange Fruit, métaphore d’un noir pendu, qui devient sa chanson-phare, puis Gloomy Sunday en 1941. Elle épouse Jimmy Monroe, drogué et escroc notoire, dont elle divorcera rapidement. Mais entretemps, elle aura eu le temps de plonger avec lui dans le puits sans fond de l’opium et de la cocaïne... Billie Holiday : carrément innEn 1945 elle rencontre le trompettiste Joe Guy qui, la considérant comme jazz gardée, la met à l’héroïne. Sa mère décède et Billie Holiday s’enfonce dans la dépression. Pour résoudre ce problème épineux, elle se met au LSD. Malgré une cure de désintoxication dans une clinique privée en 1947 elle est peu après arrêtée en possession de stupéfiants et condamnée à un an de prison, où elle dépérit. Ses amis trouvent vraiment qu’elle a jauni, Holiday. Genre Jean-Jacques GoldmanA sa sortie elle réalise que toutes ses royalties ont été dilapidées dans les drogues ou détournées par son entourage. Billie Holiday est ruinée et sa carte de travail à New York lui est retirée, elle est dans une situation plus que précaire, comme dirait Boris. Pour résoudre ce problème, elle cherche un homme avec une épaule solide et fragile à la fois, genre Jean-Jacques Goldman. Elle le trouve en la personne de John Lévy, un gangster qui la bat et la spolie de tous ses gains. Niveau financier, elle est complètement tondue. Pour se consoler et un peu par ironie, elle a ensuite une aventure avec Marlene Dietrich. Elle est à nouveau attrapée par la police, non pas pour avoir couché avec l’ennemi mais pour possession de drogue. En 1949, à cause de ses problèmes d’alcool, elle voit son contrat rompu par sa maison de disque, Decca. Elle déclare « C’est fort de café ! ». Elle déménage pour Chicago, où elle publie Lady Sings The Blues en 1954. Billie Holiday se surpasse en 1955 lors du concert hommage à Charlie Parker au Carnegie Hall. Mais encore une fois attrapée en possession de drogue, elle est contrainte à une nouvelle cure de désintoxication. Elle enregistre ses deux derniers albums, Lady In Satin en 1958 (I’m A Fool To Want You) et Billie Holiday en 1959. Ses soucis de santé s’aggravent : cirrhose, congestion pulmonaire et insuffisance rénale. Elle meurt en 1959. BILLIE HOLIDAY : 9 points ‘star’• Avoir une mère prostituée : 1 point |
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Eleanora Fagan est née à Baltimore en 1915 et morte à New York en 1959. Sans la puissance d’une Bessie Smith ou d’une Ella Fitzgerald, Billie Holiday invente un style intimiste qui met en valeur son articulation traînante, son timbre rocailleux et son subtil vibrato.
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