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Johnny Hallyday - Laisse Les Filles (1960)

L’histoire de la musique est constellée de périodes bénies de créativité effrénée où les génies rivalisent et s’inspirent mutuellement dans la grande partouze du talent musical. Telle une vulgaire vache, les Beach Boys, les Beatles, Jimi Hendrix, les Doors ou les Rolling Stones auront marqué les années 60 au fer rouge de leur inspiration.  La France, éternelle amoureuse des arts, n’est pas en reste, et le talent y foisonne comme dans le slip de Sharon Stone un jour de printemps.  Pour vous faire revivre ces années merveilleuses, Internetalis a dépêché son reporter vedette Léonard de Voici à la source, c’est-à-dire à la maison de retraite « Les yé-yés » à La Ferté-Bernard, pour rencontrer Daniel Filipacchi, partenaire de dominos de Jean d’Ormesson et créateur de l’émission Salut Les Copains…

Léonard de Voici : « Pourriez-vous nous expliquer le phénoménal succès de cette émission lancée en 1959 sur Europe n°1, Daniel Filipacchi ?

Daniel Filipacchi : A qui ?  Ben à moi !  C’est à moi que revient tout le mérite !  Mais bon, pour être franc, c’est l’autre andouille, là, Lucien Morisse, qui a d’ailleurs fini par épouser Dalida, tout un programme, qui nous a inventé le concept.  Comme dirait Joe je vais pas te faire un Dassin, tu veux vendre un disque, tu le passes trente fois dans la journée.  C’est pas compliqué, ce type un jour je lui ai prêté ma 6 cylindres en V, il me l’a rendu en tubes.

LDV : En effet, quel génie visionnaire !

DF : Ha pour être visionnaire, il l’était.  Il savait repérer le talent comme un cochon cherche les truffes.  Remarque ceci étant, des truffes chez les yé-yés, c’est pas ce qui manquait.  Bref, par exemple, quand il animait Le Discobole, et qu’il avait cassé en direct le premier 45 tours de ce petit prétentieux qui se prétendait chanteur, là, hmm, Jimmie Validé…

LDV : Johnny Hallyday ?

DF : Oui c’est ça !  Ben jamais plus entendu parler du petit salopiaud après ça !  Faut dire qu’il y était pas allé de main morte !  Passer Laisse Les Filles en déclarant « Voilà un disque que vous entendez pour la première et la dernière fois ! » c’est sûr que pour le lancement d’un 45 tours j’ai déjà fait des meilleurs promos !

The right woman

LDV : Enfin ce disque, et ensuite Souvenirs Souvenirs, c’est tout en haut des charts que Johnny a réussi à les hisser !

DF : Pissé ?  Non, non, je ne crois pas m’être oublié, pourquoi ?

Line Renaud : Le petit salaud me doit toute sa carrière !  Il m’avait bien roulée, quand je l’ai présenté comme un chanteur franco-américain pour sa première télé…

LDV : Mais vous êtes là, Line ?

Line Renaud : Mais bien sûr mon petit, tout au long de ma carrière, j’ai toujours su me maintenir à la pointe de l’innovation musicale.  « The right woman at the place to be » comme disent nos amis britanniques.

DF : Oh non désolé, ça fait bien longtemps que je ne peux plus, Line.

LDV : Hum, merci pour tout, je crois que je vais poursuivre mon enquête ailleurs… »

Johnny Hallyday ne sera-t-il qu’un feu de paille dans son œil ou un feu de poutre dans celui du voisin ?  Va-t-il parvenir à devenir célèbre et finir ses jours à Gstaad ?  Line Renaud couchera-t-elle avec Jacques Chirac ou se fera-t-elle doubler par Madonna sur le fil de son string-ficelle ?  Vous le saurez en lisant la suite de « Salut Les Copains ».
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