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Opération Tonnerre

Previously on Germinal : Premier mort, première grève. Etienne a pris le commandement de ce petit monde qui refuse de mourir de froid à petit feu. Les bourgeois continuent de parler rentabilité et mariage. Catherine a quitté le domicile familial pour s’installer chez Chaval. Bien évidemment, il pleut tout le temps et il commence à faire très froid.

La grève est lancée. Il n’y a plus un pékin à la mine. On ne va plus courber l’échine. Le temps est désormais à l’action et c’est Maheu qui va mener cette révolution culturelle à la baguette. Parce que comme dirait Tchang Kaï-Chek, Maheu sait tout, puisqu’il a pris des notes dans son petit livre rouge. Ils ne vont pas aller chiner, ce sera une grande marche ou crève puisqu’ils n’ont de toute façon plus rien à perdre.

Face à Monsieur Hennebeau, la confrontation tourne au dialogue de muets. Le directeur signifie en effet aux mineurs avec de grands gestes qu’ils sont instrumentalisés par leurs idées socialistes. Il est d’ailleurs au courant pour leur histoire de caisse et cela ne lui paraît pas très clair. Maheu s’emporte parce qu’il commence à lui taper sur les cymbales, le marin. Il lui dit alors : « Ravale ton pipeau, c’est un accord mineur. Les cadences sont infernales.». Et au moment de partir, Etienne lance à la face de Hennebeau : « Toi tu m’fous les glandes, puis t’as rien à foutre dans mon monde, arrache-toi de là t’es pas de ma bande, casse-toi tu pues et marche à l’ombre ».

Après deux semaines de grève, le calme règne mais les vivres manquent. Avec son dernier disque d’or, Etienne goûte à sa nouvelle popularité et commence même à se prendre très au sérieux. Quand on lui demande comment il s’appelle, il répond tout simplement : « Mon nom est Lantier, Etienne Lantier ».  Quant à ses amours Roger, la situation empire Brosnan. Chaval maltraite Catherine et Etienne devient de moins en moins zen Connery. Chez les Maheu, ça n’est guère mieux. Il devient de plus en plus difficile de nourrir toute la famille. Joe, Jack, William, Averell  et surtout Timothy auront décidément beaucoup de mal à passer l’hiver.

C’est bon pour le moral

Etienne devient hystérique : « C’est une mine anti-personnel et on va bientôt faire tout péter. » Il veut que tout le monde adhère à son groupe international. Après moult négociations, la petite communauté réussit enfin à s’organiser et l’espoir que la compagnie, créole bien entendu, finisse par ôter son masque de Célimène est bien vivant. Etienne est quelque peu soulagé et déclare : « C’est bon pour le moral ».

Le problème c’est que comme on dit à Guéret, le régime sec, ça creuse et que la direction refuse tout compromis. Pour ne rien arranger, le marchand, Guy, a également décidé de couper les vannes du crédit. Et pourtant, ce n’était pas du luxe cette solidarité intervilles. La dernière vachette a été tuée, et alors que son mari commence à craquer, la Maheu le somme de revenir à Abbeville : « Léon, reviens, j’ai les mêmes à la maison. »

Etienne réussira-t-il à trouver un compromis avec le douanier Rousseau ? Catherine fera-t-elle concurrence à Simone Garnier ? Renaud incarnera-t-il le nouveau James Bond ? Vous le saurez en lisant la suite des aventures de Germinal.
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