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Spartacus, rhabille-toi tu vas prendre froid

Spartacus - la biographie star

SpartacusSpartacus est un esclave né quelque part en Thrace du côté de la mer Noire, en grosso modo 109 av. JC Duce et il est a priori mort aux alentours de Brindisi en -71. Nous vous parlerions volontiers de sa marque de céréales préférée et des relations conflictuelles avec son grand frère qui lui laissèrent certainement quelques blessures secrètes de nature hémorroïdiennes, mais ce n’est pas parce que Spartacus était un peu grec sur les bords que nous pouvons nous autoriser une analyse en profondeur. Quand on manque de sources à sa disposition, on achète de l’eau minérale.

Quoi qu’il en soit, Spartacus aimait se promener nu bardé de chaines et autres râteaux géants bien pratiques quand il s’agit de recoiffer quelques adversaires, puisqu’on retrouve trace de notre ami du côté des gladiateurs. Vous allez nous faire remarquer qu’il fallait quand même avoir un sacré grain dans son silo pour avoir envie de se faire moissonner la tête, mais Spartacus n’avait pas vraiment choisi ce beau métier. En attendant, en désertant l’armée, fallait peut-être pas non plus s’attendre à être reçu à toges ouvertes. Comme gladiateur, ça pouvait facilement sonner comme une fin en soi, il va une nouvelle fois se faire la malle façon Louis. Au revoir les enfants, et vive la troisième guerre servile.

Ce n’est pas très Convention de Genève tout ça

Parce que Spartacus n’est pas du genre à la jouer perso. Il sent bien qu’autour de lui il y a tout un paquet d’esclaves au fond du trou, et qu’il leur donnerait bien un petit coup de pouce histoire de débourber la situation. Voilà comment, aidé de soixante-treize de ses potes, Spartacus va commencer à mettre un bordel sans nom en Italie du Sud. Dans un premier temps, Rome minimise le problème actant que ce n’est quand même pas une bande d’esclaves à sandalettes qui va leur faire ajourner les massacres en cours en Hispanie et en Orient. Spartacus en profite alors pour visiter du pays. Mais il se met à voir rouge le jour où son fidèle compagnon Crixus se fait pulvériser par un pilum. La vengeance sera terrible puisqu’il est décidé que les trois cents romains prisonniers devront s’entretuer en jouant aux gladiateurs. Ce n’est pas très Convention de Genève tout ça mais fallait bien s’occuper comme on peut.

Spartacus en plein boulot

Et comme tous les esclaves étaient dans une sacrée merdasse, Spartacus réussit rapidement à agglutiner 90 000 fidèles. Rome a alors commencé à en avoir vraiment plein l’aqueduc et a donc décidé d’organiser une bonne répression.  Crassus, le genre blindé d’oseille, a donc été mandaté par Rome histoire d’aller battre quelques œufs et de faire une bonne omelette de tous ces pauvres. Assuré d’avoir affaire à une bande de saltimbanques, Crassus va cependant tomber du haut de son chapiteau en se prenant une volée magistrale. Alors, et histoire de bien faire comprendre à ses hommes que la défaite n’était désormais plus envisageable, il réinstaure la décimation. C’est un mot qui sonne pas mal Rwanda mais avec un côté scientifique en plus, puisque 10% des survivants devaient se faire lapider par leurs potes afin que tout le monde se sente bien responsable collectivement du bordel ambiant. Le procédé était objectivement limité d’un point de vue purement  déontologique, mais l’effet fut immédiat puisque l’armée de Spartacus se retrouva acculée par George Michael alias Crassus du côté de Brindisi.

Jouer à la borne kilométrique

Si cinq mille esclaves réussirent à s’échapper, six mille autres relancèrent l’industrie du bois et de la croix en particulier, puisqu’ils furent tous crucifiés sur le chemin du retour. Spartacus n’eut pas cet honneur de jouer à la borne kilométrique puisque son corps ne fut jamais retrouvé. Les récents appels lancés par Interpol n’ont pas donné de meilleurs résultats ce qui laisse à penser que Spartacus est effectivement mort en -71, conclusion bien facile quand il s’agit de masquer quelques complots fomentés par la CIA. Che Guevara ne s’était d’ailleurs pas laissé bluffer par cette roublardise du destin puisqu’il vouait un véritable culte à celui que certains contemporains présentent comme le premier révolutionnaire social moderne du monde antique.

SPARTACUS : 8 points ‘star’

•    Etre connu alors qu’on a aucune trace de son existence à l’état civil : 1 point
•    Avoir été gladiateur : 1 point
•    Appliquer le concept de multiplication des pains en passant de 73 à 90 000 : 2 points
•    Survivre pendant deux ans à la tête d’une armée : 1 point
•    Ne pas savoir si on est vraiment mort : 1 point
•    Etre un personnage culte pour d’autres stars : 2 points

Commentaires
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US news  - God save America |2010-03-17

Spartacus n’a pas eu de chance !
S’il était né à notre époque, avec ses gros biscotos et son petit poids dans la tête, il aurait pu devenir gouverneur de Californie…

Malheureusement, né 2000 ans trop tôt, il eut une croix sur ses nobles ambitions…