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Churchill prend le cigare

Winston Churchill - la biographie star

Sir Winston ChurchillSir Winston Leonard Spencer-Churchill, né en 1874 et mort en 1965 à Londres, est un écrivain et homme politique britannique.  C’est sous son mandat de premier ministre que le Royaume-Uni gagnera la seconde guerre mondiale.

Peu aimé de ses parents et souffrant de zézaiement, le turbulent petit Winston en conservera une terrible blessure secrète qu’il tentera toute sa vie de panser pour enfin exister.  En effet comme disait Pascal, je panse donc je suis.  Winston Churchill rencontre Clementine Hozier qu’il épouse en 1908.  Ils auront quatre enfants, et désolé mais ce sera tout pour aujourd’hui au chapitre sexe.

Mal aimé, Winston prend des claques, mais comme il aime bien en donner aussi, il finit à l’Académie Royale Militaire de Sandhurst.  Il s’établit à sa sortie comme correspondant de guerre et publie des livres pour arrondir sa solde de sous-lieutenant.  En 1895 lors de la guerre de Cuba, il découvre les daiquiri, le cocktail des alcooliques en culottes courtes, mais surtout les cigares, qui resteront associés à sa personne comme le slip restera associé à Jean-Marie Bigard.  Churchill écume tout l’empire britannique : Bombay, l’Egypte, le Soudan, ou encore l’Afrique du Sud pour suivre la guerre des Boers.

Churchill se sent bridé

En 1899 il démissionne de l’armée et entre en politique sous le pavillon conservateur.  Après un premier échec, Winston Churchill se fait élire à la Chambre des Communes.  Favorable au libre-échange, il quitte le parti conservateur pour le parti libéral de Lloyd George.  Furieux, le conservateur Lord Balfour lui demandera publiquement si ses conceptions libre-échangistes s’appliquent également à son épouse.  Les libéraux remportent les élections de 1910 et Winston Churchill devient Ministre de l’Intérieur, puis en 1911 Premier Lord de l’Amirauté (ministre de la marine).

Churchill ne picolait pas avant ses discours. Pendant, plutôt.

Pendant la première guerre mondiale, Winston Churchill apparaît comme le principal responsable du fiasco de l’expédition aux Dardanelles Balavoine : il est contraint de démissionner en 1915.  Pour redorer son blason, il part comme colonel diriger un bataillon en France.  De retour en Angleterre, il devient Ministre des Munitions puis une fois la guerre terminée Secrétaire d’Etat à la Guerre.  Churchill se sent bridé : un ministre de la guerre sans guerre, c’est un peu comme un Mao Zedong sans tongs.  Déjà farouchement anti-communiste, il soutient l’intervention européenne dans la guerre civile russe afin d’étrangler dans l’œuf les mouillettes du bolchevisme.

En 1924, Winston Churchill rejoint les conservateurs et devient Chancelier de l’Echiquier.  A ce poste, il se fait l’apôtre du retour à l’étalon-or, qui provoquera déflation, chômage et grèves à répétition dans tout le pays.  Avocat du maintien de l’Inde sous la couronne britannique, Winston prend volontiers Gandhi pour un guignol : « Après quatre ans de guerre contre les allemands, on va quand même pas encore se farcir un autre gus en sandales… »  Il dénonce régulièrement le réarmement de l’Allemagne et la politique d’apaisement menée par Chamberlain, mais en vain.

Des positions libre-échangistes

En 1939 c’est la guerre, et Churchill redevient Premier Lord de l’Amirauté.  Chamberlain est contraint de démissionner, et Churchill apparaît comme l’homme à poigne providentiel.  Il devient Premier Ministre du gouvernement d’union (rien à voir avec le magazine de libre-échangisme), et grâce à ses discours inspirés et vigoureux il redonne foi au camp allié : « Je n’ai rien à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur. »  L’histoire ne retiendra pas la suite : « Mais par contre dépêchez-vous, parce que je suis pas trop sûr qu’il y en aura pour tout le monde. »  Une fois la guerre gagnée, Winston Churchill milite pour une attaque immédiate de l’URSS, mais ne parviendra pas à imposer ses vues.  Il est contraint d’accepter le sommet de Yalta et le partage de l’Europe.

A priori gagner une guerre, ça devrait plaire aux électeurs, Winston Churchill ne peut clairement pas manquer sa réélection.  Et ben si, Léonard !  Churchill perd les élections générales de 1945 et devient chef de l’opposition.  Il redeviendra premier ministre de 1951 à 1955, et obtiendra le Prix Nobel de Littérature en 1953 pour ses mémoires sur la guerre.

Winston Churchill meurt en 1965.  L’Angleterre lui fera des obsèques nationales, fait unique pour un non-royal.

SIR WINSTON CHURCHILL : 4 points ‘star’

•    Faire ânerie sur ânerie, ne pas se décourager et remonter la pente : 1 point
•    Gagner une guerre mondiale : 2 points
•    Mais louper sa réélection dans la foulée : -1 point
•    Etre un homme politique et néanmoins recevoir le prix Nobel de littérature : 2 points
•    Se faire offrir des obsèques nationales : 1 point
•    Avoir une vie sentimentale de comptable de province : -1 point

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