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Simon Bolivar, la réunification sans les allemands

Simon Bolivar - la biographie star

Simon BolivarSimón José Antonio de la Santísima Trinidad Bolívar de la Concepción y Ponte Palacios y Blanco, ou Simon Bolivar pour ces dames, né en 1783 à Caracas au Venezuela et mort en 1830 à Santa Marta en Colombie, est un général et politicien sud-américain, figure de proue du mouvement d’indépendance du continent.

A chacun sa spécialité : le roi Midas change en or tout ce qu’il touche, George Clooney enfile tout ce qui sent la marée, Simon Bolivar, lui, porte la poisse à tout ce qui rentre dans son périmètre.  A deux ans, son père meurt de la tuberculose et à neuf ans, sa mère décède également.  Son grand-père prend en charge l’éducation de l’enfant, mais il meurt aussi.  Son oncle Don Esteban recueille le bambin mais sentant tourbillonner le vent de la poisse, se barre en Espagne.  Bolivar est alors confié à un autre oncle.

Olé !

Le petit Simon se lance dans la carrière militaire et est envoyé en Espagne en 1799 pour y parfaire sa formation.  Celle-ci est tellement complète qu’il épouse en 1802 María Teresa Rodríguez del Toro y Alaysa.  Les époux rentrent au Venezuela, mais le mauvais sort s’acharne sur Simon Bolivar comme le boucher sur le steak tartare : sa femme meurt de la fièvre jaune.  Profondément déprimé par cet uppercut du destin, il fera le serment de ne plus jamais se marier.  A la place, Simon Bolivar, tel le téléphone, s’enfile des jeunes femmes légères par camions entiers et s’investit dans ses plantations.

On ne la fait pas à Simon Bolivar

Simon Bolivar retourne en 1803 faire le tour de l’Europe.  Il réside à Madrid, Rome ou Paris, où il assiste au sacre de Napoléon Ier.  Bien vite, il prend conscience que l’Espagne ne pourra résister à la déferlante de la révolution française.  Ses rêves d’indépendance naissent alors, et Simon Bolivar prête le serment de Monte Sacro, où il jure de mettre fin à la domination espagnole en Amérique du Sud, ou alors il ne s’appelle plus Simón José Antonio de la Santísima Trinidad Bolívar de la Concepción y Ponte Palacios y Blanco.  Olé !

Il rentre en 1807 au Venezuela où il commence à organiser la résistance.  La République du Venezuela proclame son indépendance en 1811, mais les forces royalistes marchent sur Caracas.  Alors que Simon Bolivar se promenait tranquillement, un tremblement de terre détruit la ville, et Caracas doit capituler en 1812.  Quelle déveine, Bolivar doit partir pour la Nouvelle-Grenade (actuelle Colombie).  Obtenant un commandement militaire, il reprend Caracas en 1813 et y proclame la Seconde République, ce qui lui vaudra son surnom star d’« El Libertador ».  Mais les espagnols sont comme les champignons d’entre les doigts de pieds : même quand on croit s’en être débarrassé définitivement, ils finissent toujours par revenir.  Ils reprennent bientôt tout le continent, et Simon Bolivar est contraint à l’exil en Jamaïque.

Un vrai omni-président

Avec une soldatesque de mercenaires haïtiens, il débarque en barque et libère des Ibères la Nouvelle-Grenade en 1819.  En 1821, Simon Bolivar peut enfin créer la Grande Colombie, formée des actuels Venezuela, Colombie, Panama et Equateur, et s’en faire nommer président.  Avec le libérateur argentin José de San Martín, il libère le Pérou et crée la Bolivie, dont il sera également président.  Prenant son slip pour une lanterne, il rêve alors d’unifier toute l’Amérique du Sud mais, soupçonné d’aspirer à l’empire, notamment pour avoir proposé d’être président à vie, il devra renoncer à cette chimère.  Le risque quand tu pètes plus haut que ton cul, c’est que ça finisse par puer aux environs de ton nez.

Puisque c’est comme ça, Simon Bolivar préfère se retirer de la vie politique, tomber gravement malade et mourir en 1830.

SIMON BOLIVAR : 10 points ‘star’

•    Avoir un nom composé de seize mots : 1 point
•    Avoir un surnom super star : 2 point
•    Obtenir l’indépendance de six pays : 2 points
•    Etre président d’un pays à son nom : 3 points
•    Avoir plusieurs monnaies à son nom (le Bolivar au Venezuela et le Boliviano en Bolivie): 1 point
•    Avoir un cigare à son nom : 1 point

Commentaires
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Junamith  - Félicitations |2010-04-25

félicitations. Merci pour la rédaction de ce grand patriote né dans mon pays, je suis vraiment fier d'être vénézuéliennes, en dépit de tout, surtout que d'autres pays prennent en compte l'importance des caractères tels que Simon Bolivar dans le monde. Nous nous excusons pour toute erreur qui pourrait avoir, c'est que je suis l'apprentissage du français et j'aime beaucoup.

David Henrion  - eh Gringo |2009-12-30

La réponse e) pour moi mais sans sucre et si possible... pas un Jacques Vabre.

Seb c'est bien  - Un pays, une Passion ! |2009-12-28

Bravo à vous pour ce portrait très convaincant de cette figure de proue du mouvement d’indépendance de l'Amérique du Sud. Quant à la vidéo, elle donnerait presque envie de:
a- se remettre à l'espagnol
b- prendre des cours de flûte de Pan
c- voyager très loin d'ici
d- relire tout Cervantès dans le texte
e- reprendre un café
f- adhérer au Parti Independente Populaire Bolivien
g- de faire un peu tout ça à la fois