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Léon risque d’y laisser des Blum

Léon Blum - la biographie star

Léon BlumLéon Blum, né à Paris en 1872 et mort à Jouy-en-Josas en 1950, est homme politique socialiste français, président du conseil par trois fois et principale figure du Front Populaire.

A l’instar d’un Alain Delon qui longtemps hésita entre une carrière de charcutier et une carrière d’acteur et de play-boy international, le jeune Léon Blum hésita de nombreuses années entre les mondes littéraires et politiques.  Il publia notamment de nombreuses critiques littéraires, ainsi que des poèmes dans le journal d’André Gide, qu’il avait rencontré au lycée.  Son engagement politique ne prit son envol telle l’autruche qui tombe du nid que sous l’affaire Dreyfus, qui permit à Léon Blum de rencontrer son mentor, Jean Jaurès, en 1897.  C’est avec ce dernier qu’il fondera L’Humanité en 1904.

Auditeur au conseil d’état, Léon Blum devient en 1914 chef de cabinet du ministre socialiste Marcel Sembat, le cousin de Johnny Tango.  Député de la Seine pour la SFIO, Léon Blum est le chef de file du refus de la IIIe internationale au congrès de Tours de 1920, qui voit la scission des communistes.  Face à la crise économique, les années 30 voient se profiler la montée de l’extrême-droite, qui pour ceux qui suivent se retrouve donc en haut à droite.  Pour faire balancier, Léon Blum étendra son alliance avec les radicaux et se réconciliera avec le PCF de Maurice Thorez.

Le patronat inique et corrompu

Le Front Populaire remporte les élections législatives de 1936 et Léon Blum devient président du conseil.  Aussitôt une grève spontanée éclate et le patronat, inique et corrompu comme il se doit sinon tout le monde serait déçu, doit accorder des avantages sociaux majeurs comme les congés payés ou la baisse à quarante heures de la semaine de travail.  A l’inverse d’un Bob Marley, le gouvernement du Front Populaire s’est fait couper l’herbe sous le pied, et n’a plus d’autre rien à faire que de dévaluer le franc et ne pas intervenir aux côtés des républicains pendant la guerre d’Espagne.

Léon Blum, derrière l’homme, l’orateur charismatique qui savait emporter une foule

Devant les incessantes et virulentes attaques antisémites, abjectes et insidieuses comme le serpent qui sort de l’œuf, dont il est victime (des attaques antisémites, pas de l’œuf) de la part de la presse de droite (Léon Daudet, Charles Maurras), Léon Blum est contraint à la démission de son gouvernement en 1937.  Il reviendra en 1938 pour faire son come-back mais pour quelques dates seulement puisqu’il devra démissionner à nouveau trois semaines plus tard.

Pendant la seconde guerre mondiale, Léon Blum est arrêté et traduit en justice par le régime de Vichy, pour être finalement déporté en Allemagne par le régime de Kronenpils, moins sain mais plus festif.  A la libération, la France se cherche une personnalité de consensus.  Le nom de Léon Blum sort du lot et Garonne, et il dirigera ainsi le dernier gouvernement provisoire avant la IVe république.

LEON BLUM : 3 points ‘star’

  • Filer des vacances aux français : 2 points
  • Fonder un journal qui existe encore cent ans plus tard : 1 point
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