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Che Guevara, deux T-shirts pour le prix d'un

Che Guevara - la biographie star

Che GuevaraErnesto Guevara, né en 1928 à Rosario en Argentine et mort en 1967 à La Higuera en Bolivie, est un révolutionnaire sud-américain.  Surnommé El Che ou Che Guevara, il a participé de façon décisive à la révolution cubaine.

Originaire de Córdoba, le petit Ernesto part en 1948 à Buenos Aires suivre des études de médecine.    D’après lui, « la révolution est comme une bicyclette, si elle n’avance pas elle tombe », aussi le Che préférera prendre sa moto pour parcourir l’Amérique du Sud en 1951.  Il est alors confronté à la pauvreté du continent et à l’oppression du peuple.  Che Guevara envisage déjà la révolution comme seul remède possible et refait le rêve de Simon Bolivar d’un ensemble panaméricain et métis.

Sitôt son diplôme en poche, il repart en 1953 en Bolivie pour participer au mouvement révolutionnaire, puis au Guatemala pour constater de visu les réformes du nouveau gouvernement de gauche.  Mais il doit quitter le pays en 1954 suite au coup d’état fomenté par la CIA.  Il en conservera une rancune tenace envers l’aveuglement des Etats-Unis, qu’il dénoncera dans la chanson Borgne In The USA avec Bruce Springsteen.  Il se réfugie au Mexique, où il reconnaîtra en Fidel Castro le leader charismatique qu’il attendait.  Che Guevara rejoint son mouvement du 26 Juillet comme médecin du groupe.

Che Guevara célèbre la saucisse moustachue

En 1956, nos amis révolutionnaires partent avec 82 hommes pour renverser le tyran Fulgencio Batista, mais la réussite n’est pas au rendez-vous, ou alors au rendez-vous-vous-êtes-cernés, puisque le débarquement ne laisse que douze survivants.  L’équipée se retranche dans la Sierra Maestra et y lance la guérilla.  Avant tout médecin, le Che se révèle également un combattant infatigable.  Bientôt nommé commandante par Fidel Castro, le Che maintient une discipline de fer, est généreux avec les prisonniers mais n’hésite pas à abattre les traîtres.  A sa décharge, façon Rocco Siffredi, une révolution sans exécutions c’est un peu comme une bière sans alcool, une sympathique initiative mais un peu légère pour atteindre ses objectifs.  Soutenue par les paysans, la rébellion vole de victoires en victoires dès 1958 et la légende du Che se met en place.  Batista finit par s’enfuir, un Castro triomphant prend La Havane ainsi que le pouvoir le 1er janvier 1959.

Fidel Castro la baraque

Che Guevara est alors nommé procureur suprême de la prison de la forteresse de la Cabaña.  Mauvaise pioche, c’est un peu comme de confier à Marc Dutroux les clés de l’école maternelle ou à Richard Virenque celles du garage à vélos : à ce poste, le Che se régale avec plusieurs centaines d’exécutions sommaires.  Policiers, militaires, hommes politiques, footballeurs, tous les criminels de guerre y passeront, les autres étant rééduqués dans des camps de travail style Clairefontaine.  Le Che est nommé Président de la Banque Nationale de Cuba puis en 1961 Ministre de l’Industrie, au minimum.  Il tentera à ce poste d’industrialiser le pays à marche forcée sur le modèle soviétique, mais sans succès.  Initialement pro-russe, il virera d’ailleurs ensuite maoïste pour enfin rester Fidel à une politique non-alignée qui Castro la baraque en dénonçant l’exploitation du tiers-monde.

Mais le Che ne néglige pas pour autant le merchandising et son image people.  Il rencontre les intellectuels communistes du moment, comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir.  Il fait en 1964 à l’ONU un discours anti-américain remarqué et entame une tournée mondiale.  En 1965, il disparaît de la vie politique cubaine.  Comme Tintin avant lui, Che Guevara part secrètement au Congo, mais est déçu par les dissensions internes à la rébellion.  Il repart en 1966 exporter la révolution en Bolivie, où il sera capturé puis exécuté par l’armée bolivienne aidée par la CIA et par Zorrino.

Sa mort bien pratique finalement fait instantanément du Che une icône révolutionnaire.  Sa dépouille sera rapatriée dans un mausolée à Cuba et l’année 1997 déclarée « Année du Che ».

CHE GUEVARA : 11 points ‘star’

•    Avoir un surnom vraiment star : 2 points
•    Gagner une révolution : 1 point
•    Ne pas en profiter et continuer à vivre de façon austère : 1 point
•    Signer de son pseudo star « Che » les billets de banque d’un pays : 2 points
•    Avoir une photo de soi méga-célèbre : 2 points
•    Etre le plus grand vendeur de tee-shirts de tous les temps : 2 points
•    Etre l’idole des adolescentes : 1 point
•    Avoir une année à soi : 1 point

Commentaires
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Timeo Danaos  - Un ministre de l'industrie de raccroc |2010-01-10

Comme d’habitude, une bio remarquable de concision, une peu à la manière d’un Sikh (on dit bien un Sikh concis ?)

Une précision cependant : la nomination du Che comme Ministre de l’industrie procéda en fait d’un regrettable malentendu. En effet ,lors du comité organisé par Fidel Castro le 23/02/1961 pour concocter la composition de son gouvernement, le Che, qui en fait visait le poste de Ministre du temps libre, somnolait. Lorsque Fidel, à la recherche de compétences en vue de pouvoir la charge de Ministre de l’industrie interrogea l'assemblée: « Qui est économiste ? »….le Che qui dans son demi sommeil comprit « Qui est communiste » leva la main et se retrouva affecté à l’Industrie ! Voila mes petits biquets comment peut s’écrire l’histoire !