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Histoire La Révolution Française La Révolution Française 6 Partager sur Facebook
La Révolution Française 6 Envoyer

La Marseillaise

Previously on « La Révolution Française » : 1792, l’Assemblée a doté la France d’une Constitution, la noblesse a été supprimée et le clergé mis au pas.  Mais tout se complique : en tentant de s’enfuir et de rallier l’étranger, Louis XVI fragilise la jeune monarchie parlementaire et discrédite ses soutiens.  Ceux qui demandent l’établissement d’une République sont de plus en plus influents.  Mais l’effervescence ne se cantonne pas à Paris : hors de nos frontières, la Révolution est également surveillée de près …

Strasbourg, le 26 avril 1792 – Journal du capitaine Rouget de Lisle

On a enfin déclaré hier  la guerre à l’Autriche, Claude !  L’Empereur Léopold II croyait nous avoir intimidés avec sa Déclaration de Pillnitz du 27 août 1791, mais on va plutôt venir faire profiter les peuples européens des bienfaits civilisateurs du génie français.  Dommage qu’on doive se battre, mais de toute façon on ne fait pas d’omelette sans casser des os.  
En tout cas pour marquer le coup, cette nuit j’ai composé une petite chansonnette.  Ca parle de la Patrie, de la tyrannie, d’étendard sanglant, de soldats féroces Ramazzotti qui mugissent et qui abreuvent nos sillons avec leur sang impur.  Vu le thème, c’est plutôt fait pour être chanté fort, alors j’ai appelé ça la Marseillaise.

Coblence, le 25 juillet 1792 – Manifeste de Brunswick

Au gouvernement illégitime de la France,

Bon, les bouffeurs de camembert, fermez la bouche quand on vous parle.  Ici, c’est le duc de Brunswick, commandant en chef des armées prussiennes, c’est dire si je suis en général réputé pour ma diplomatie.  D’ailleurs dans la choucroute au gros con, c’est régulièrement moi la saucisse.

J’ai avec moi ici à Coblence pas mal de nobles de chez vous émigrés et assez mal élevés, genre comte d’Artois ou comte de Provence, qui commencent à me briser les galettes de pomme de terre.   Nous on aimerait bien qu’ils puissent rentrer chez eux rapidement, alors vous allez arrêter vos enfantillages.  Depuis le début de la guerre vous avez pas gagné une bataille alors soyez gentils, capitulez.

Autre point, si vous touchez un cheveu de la perruque du roi ou un poil des pattes de l’Autrichienne, ça ira mal pour vous, genre demain on rase Paris gratis.  Faire de la purée avec la populace, ça nous fait pas peur.  Et vous salopez pas tout dans la galerie des glaces à Versailles, nous afons les moyens de fous faire recarreler.

Allez, Ciao, Cescu

Pour la coalition, Charles-Guillaume-Ferdinand, duc de Brunswick

Paris, le 1 février 1793 – Réponse et Déclaration de guerre à l’Angleterre et aux Provinces Unies

Mes petits potes,

On a bien reçu votre carte postale.  Désolé de pas avoir eu le temps de répondre avant, Sophie, mais on était occupés le 20 septembre dernier à vous filer une volée à la bataille de Valmy.  Depuis, je sais pas pourquoi, j’ai l’impression qu’on voit plus trop vos casques se pointer de côté-ci du Rhin ?  Pas grave, comme ça avait l’air joli Coblence, finalement on a poussé un peu plus loin pour venir vous faire un petit bonjour à choucrouteland.

Vous aurez remarqué qu’on a aussi profité de la bataille de Jemappes le 6 novembre pour libérer et annexer les Pays-Bas autrichiens d’ailleurs.  Comme votre empire s’effrite, on va appeler ça la Belgique.  Comme disait l’autre, c’est quand même dans les vieux moules qu’on fait les meilleures frites !  Haha non mais pardon j’avais oublié, vous avez pas le sens de l’humour.

Au fait, on a perdu l’adresse de l’Angleterre et des Provinces-Unies (Pays-Bas), si vous pouviez leur dire qu’on leur déclare la guerre aussi, Valentino, ce serait sympa.  Et puis si vous voyez toujours nos émigrés, merci de transmettre que c’est pas la peine de revenir, ils sont condamnés à mort.

Allez, à charge de revanche,

Généraux Dumouriez, Kellermann et Custine

La France réussira-t-elle finalement à exporter dans toute l’Europe sa révolution ou ses fromages ?  La Prusse pourra-t-elle exporter son armée ou ses patates ?  La Belgique exportera-t-elle son accent rigolo ou ses blagues ?  Vous le saurez en lisant la suite de « La Révolution Française ».
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