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Histoire L'Entre Deux Guerres L'Entre-Deux-Guerres 9 - Les Accords de Munich, 1938 Partager sur Facebook
L'Entre-Deux-Guerres 9 - Les Accords de Munich, 1938 Envoyer

Les accords de Munich, 1938

Previously on L'Entre-Deux-Guerres : L’intervention militaire des fascistes en Espagne a définitivement plongé le continent dans le désarroi. Hitler ne souhaite pas se contenter de ces quelques tapas. La faiblesse des grandes démocraties aidant, le dictateur souhaite désormais mettre en application ses projets expansionnistes. 

Le problème avec les slips, c’est que quand on les choisit trop petits, avec la moindre émotion, on s’y sent tout de suite à l’étroit. En même temps, comme notre ego se sent flatté, ça nous donne rapidement des envies de conquêtes. Et franchement, à défaut de grandes chevauchées, un petit coup de langue n’a jamais fait de mal à personne. Dans l’Allemagne des années 30, le slip version XS devait faire recette puisque tout le monde avait alors envie de soumettre quiconque (rien à voir avec le signe du même nom) pratiquait la langue de Goethe. Dans le reste de l’Europe, la tendance est au caleçon large, idéal en cas d’aérophagie, mais peu pratique quand il s’agit de montrer qu’on en a dans le pantalon.

Hitler avait beau affirmer le 21 mai 1935 que « L’Allemagne n’a pas le désir d’annexer l’Autriche ou de réaliser l'Anschluss », trois années plus tard, Heidi pouvait commencer à se faire du souci pour son petit edelweiss : la saucisse allait reprendre du service dans la région, Hitler bluffait contre les vampires. Côté réaction de la communauté internationale, comme dirait Rafael, nada ! D’un côté les partisans de l’inaction arguaient que contester ce rapprochement, c’était un coup à se retrouver à combattre le Père Noël si demain les suédois et les finlandais avaient le même genre d’envies. De l’autre, ceux favorables à une réponse plus graduée se plaignaient du fait que si les autrichiens étaient assez cons pour se rapprocher de l’Allemagne, et bien on avait qu’à les punir en stoppant net l’importation de boite à meuh made in Tyrol.

« Il suffira d’un signe »

Hitler envoie alors un nouveau coup de semonce en exigeant le rapprochement de la région tchèque des Sudètes, peuplée de trois millions d’allemands, avec le Reich. C’est alors la panique générale dans tous les états-majors, John. Le journal français Le Jour ouvre en première page sur : « Va-t-on faire la guerre pour une question de procédure ? » Fort heureusement, Christian Karembeu œuvrera plus tard corps et biens au rapprochement avec les pays tchèques en se portant volontaire pour marier Adriana. C’est aussi ça la classe française, se faire oublier quand ça sent le gaz mais savoir se rendre utile quand les choses deviennent un tantinet sérieuses.

La Tchécoslovaquie mise en bière à Munich

La situation devient alors tendue comme le string d’une stripteaseuse quand elle tire dessus pour bien s’assurer que le client aura la place pour y glisser les billets. Mussolini sent alors qu’il doit intervenir et suggère l’organisation d’une réunion d’urgence à Munich le 30 septembre 1938 histoire de régler une bonne fois pour toute cette histoire rocambolesque de paix en Europe. Plagiant Jean-Jacques Goldman, le Duce Jean-Claude avait prévenu Chamberlain, le Tony Blair de l’époque, et Daladier, que pour s’assurer la bonne composition de Hitler, « Il suffira d’un signe ». Les deux Dupont, certains d’être conviés à une partie de Kems, arrivèrent confiants. La discussion portant sur le partage des pays tchèques, il n’avait pas été non plus jugé utile de convoquer Bénès, le Président de la Tchécoslovaquie. Est-ce que cela vous serait venu à l’idée d’inviter Tino Rossi pour une discussion sur la Corse ? Ca serait un coup à se prendre une bombe sur la tête, non ?

Laisser sa chance au produit

Mais espérons que Daladier, le François Baroin du moment, et Chamberlain, le Margaret Thatcher de l'époque, n’avaient pas alors une crise d’hémorroïdes parce que Hitler n’avait pas prévu d’inclure au menu un arrêt au stand pour changer d’huile. Les « Accords de Munich » scellèrent façon Ernest-Antoine la fin de la Tchécoslovaquie. A l’aéroport du Bourget, Daladier se sent dans la peau de celui qui rentre chez lui à cinq heures du matin complètement bourré avec des petites tâches blanches autour de la braguette, il va falloir être persuasif pour faire passer la théorie du yaourt. Quand on vous dit qu’il faut laisser sa chance au produit ! C’est un triomphe pour Daladier qui en vient même à oublier que c’est plutôt lui qui s’est fait fourrer et qu’en plus il va bientôt payer pour !

Nous attribuerons tout de même la palme de la meilleure petite phrase à Winston Churchill qui, conscient du poids des mots, avait déclaré dans Paris-Match : « Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre ». On sent quand même que depuis, l’hebdomadaire a quelque peu changé sa ligne éditoriale. Et comme vous le verrez en lisant la suite de « l’Entre-Deux-Guerres », Winston pourrait bien donner des leçons à Madame Soleil.
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