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| L'Entre-Deux-Guerres 4 - La Crise, New York 1929 |
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La Crise, New York 1929Previously on L'Entre-Deux-Guerres : Avec huit millions de morts, la première guerre mondiale aura marqué gravement les populations aux quatre coins du globe. Mais c’est dans une Europe ravagée et redessinée par le Traité de Versailles que les effets sont les plus nombreux. L’instabilité politique est de rigueur, et de droite ou de gauche, comme en Italie ou en URSS, les nationalismes déferlent en Europe. De l’autre côté de l’Atlantique, les Etats-Unis apprennent à devenir leader et encaissent les dividendes.Miami, 4 février 1924, Les adieux du Président WilsonMes chers compatriotes, Mes heures touchent à leur fin et quoi qu’en dise Patrice Laffont, le compte n’est pas bon ! Trois ans de retraite seulement, y’a pas à tortiller, ça vous fait revenir vachement cher le droit d’entrée au Lions Club. Y’a encore deux ans, avec mon badge « Prix Nobel de la Paix 1919 », j’en décortiquais encore des crevettes quand j'étais en boîte à Miami, demandez donc au petit Gasquet. Et voilà que maintenant tout le monde m’appelle « Pro State » et je vous jure que ça n’a rien à voir avec mon pedigree d’ex-Président des Etats-Unis. Mais bon, on ne va pas non plus trop se plaindre parce que franchement, si ça s’appelle « Les Temps Modernes » depuis la fin de la guerre, avec la parenthèse 1920-1921 qui fut un bordel monétaire sans nom, je vous l’accorde, c’est bien parce que d’un côté on a rationalisé la production et de l’autre on a favorisé la consommation à coups de nouveaux crédits. Y’a bien les autres tarés du Ku Klux Klan qui ont profité du développement de la publicité pour vouloir laver plus blanc que blanc, mais bon, quand on fait le bilan, on sent quand même que c’est bien parti pour un sacré bout de temps. Président Wilson, Consumer à petits feux De quelle couleur on a dit qu'il était le jeudi ?Les Bahamas, 15 novembre 1929, Lettre du Président Hoover à son Ministre des FinancesJ’apprends au hasard d’une rencontre à mon Yacht Club de Nassau que notre pays est touché par une crise financière. Appeler une journée de cotation boursière « le Jeudi noir » parce que le 24 octobre est justement tombé un jeudi et que l’indice n’a lui chuté que de 2% me paraît une très belle trouvaille journalistique, mais insister lourdement avec le lundi noir et le mardi noir parce qu’on a perdu 25% en deux jours, c’est un coup à créer de la sinistrose du foie. Heureusement que les marchés sont fermés le samedi après-midi et le dimanche parce que sinon soyez certains que le week-end de millions d’américains aurait été gâché. Restons distants et soyez bien certain que tout repartira comme avant, nous aspirons tous à une vie meilleure et vu que je m'appelle Hoover, je sais bien de quoi je parle. Je ne crois de toute façon absolument pas à cette thèse de surproduction, nous avons tous besoin d’au moins quatre voitures, c’est évident. J’ai d’ailleurs consulté mon meilleur spécialiste économique, Richard Virenque, et il est formel, il s’agit d’un cycle. Président Hoover, Optimiste à la barre Vous m'en mettrez une brouette Monsieur RoccoWashington, 8 novembre 1932, Discours d’intronisation de Franklin D. RooseveltNous sortons des trois pires années de l’Histoire de notre pays, un quart de notre population est au chômage puisque nous sommes passés de 1,5 million à 15 millions. Cette crise profonde demandait un changement radical et vous m’avez élu dans un fauteuil et je vous en remercie. Mais comme cela fait maintenant onze ans que je ne quitte plus le mien à cause de ma maladie, remettre le pays en marche me paraît un challenge nettement plus stimulant. Notre PNB cette année ne sera égal qu’à la moitié de celui de 1929, mais on ne dira pas que la crise arrêta Franklin. Nous vous proposons un New Deal à base de déficit budgétaire et de grands travaux, parce que comme le dit si bien Madame Lahaye, quand on amorce la pompe, on peut s’attendre rapidement à des résultats spectaculaires. Franklin D. Roosevelt, A fond la forme Après vous avoir parlé de la crise, nous allons vous parler bien entendu de mondialisation. Le monde n’a pas eu besoin d’attendre Internet, le réseau des réseaux, pour connaître les effets de la pyramide des dominos qui s’écroulent tel un château de cartes trop fragile sur ses fondations. Les clés des mystères de la vie vous seront enfin ouvertes quand vous lirez la suite de « L'Entre-deux guerres, 1919-1939 ». |
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