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Kubrick, l'autre manière de rouler des mécaniques

Stanley Kubrick - la biographie star

Stanley KubrickStanley Kubrick est un réalisateur producteur américain né dans le Bronx à New York le 26 juillet 1928 et décédé à Londres le 7 mars 1999.

Maman vient de Roumanie où elle chantait et dansait, ce qui peut paraître surprenant puisqu’à notre connaissance, il n’y avait à l’époque pas de métro à Bucarest. Papa est un médecin passionné de photo d’origine austro-hongroise. Il s’agit de cet ancien empire qui en 1919, parce qu’ils avaient choisi le camp des perdants et autres brutes sanguinaires agressives, bref celui des allemands, était passé du rang de seconde puissance européenne à celui de confettis insignifiants. C’est un peu comme si suite à l’Euro 2008 Raymond Domenech avait été condamné à vie à entraîner le Botswana : sévère, mais juste. Stanley Kubrick a-t-il été marqué par cette humiliation ? Quoi qu’il en soit, le pessimisme deviendra sa marque de fabrique, Stanley.

Quand Robert Hue reçoit un Oscar pour Stanley Kubrick

Il faut dire que nous avons ici affaire à l’un des monstres sacrés du cinéma du siècle dernier qui n’a pourtant réalisé que treize films en quarante-six ans de carrière. Loin de nous l’idée de vouloir qualifier Stanley Kubrick de paresseux ou pire encore, de juger la création artistique au poids comme l’on comptabiliserait des kilos de saucisson sec, ou à l’ail d’ailleurs, mais tout de même, autant vous dire que l’on s’attend à du chef d’œuvre en série, surtout que ses trois premiers films ne cassèrent pas vraiment des briques, Stanley.

Mais quand il tourne, Stanley Kubrick, il ne se contente pas de faire le tour du rond-point des Champs-Elysées. Avec plus de deux heures trente de moyenne par film, on peut dire que quand il tient un sujet, il ne lâche pas le morceau façon Sophie. Loin de nous l’idée de vouloir qualifier Stanley Kubrick de dissipé, ou pire encore, de juger la création artistique à la durée d’une œuvre comme l’on chronométrerait des épreuves de course à pieds, ou en sac d’ailleurs, mais tout de même, on sent bien quand même que côté esprit de synthèse, s’il fallait prendre une décision instantanée du type « on saute ou on saute pas », on ferait plutôt équipe avec Bruce Willis.

En avoir dans le slibard

Maintenant, c’est vrai que quand on peut aligner dans la même équipe Les Sentiers de la Gloire en 1957, Docteur Folamour en 1964, 2001 L'Odyssée de l’Espace en 1968, On l'appelle Trinita, en 1970, Orange Mécanique en 1971, Barry Lindon en 1975, Shining en 1980, Full Metal Jacket en 1987 et Eyes Wide Shut en 1999, on sent qu’il va tomber des trophées comme s'il en pleuvait un dimanche de mois de novembre à Brest. Et bien pas du tout chers amis. Parce que vous savez quoi, parfois en Bretagne, à la Toussaint, et bien il neige. Stanley Kubrick aura reçu en tout et pour tout un Oscar, et tenez-vous bien, celui des Meilleurs Effets Spéciaux en 1968 pour 2001 L'Odyssée de l’Espace. Loin de nous l’idée de vouloir qualifier Stanley Kubrick de Michel tocard, ou pire encore, de juger la création artistique au nombre de trophées que l’on reçoit comme l’on comptabiliserait des coupes reçues à la foire aux bœufs, ou aux cochons d’ailleurs, mais tout de même, si vous vous rendiez compte que Zinedine Zidane n’avait reçu qu’un seul trophée à titre individuel à l’âge de neuf ans au tournoi « Fruité c’est plus Musclé », vous commenceriez à pointer du doigt ce que l’on ne cesse de dénoncer à longueur de lignes chez Internetalis : l’injustice.

Parce que n’ayons pas peur de le dire, quand on peut lire que Stanley Kubrick fut considéré comme un intellectuel provocateur, eh bien chez Internetalis, nous nous sentons des affinités. Qui n’a jamais rêvé de faire un alexandrin à treize syllabes, un sonnet à plus de quatorze vers ou mieux encore de faire rimer Israël avec Azraël ? Alors oui, les films de Stanley Kubrick étaient peut-être un peu longs mais quand même, fallait en avoir dans le slibard pour utiliser cette focale de 50mm avec une ouverture maximale de f.0/7 sur le tournage de 2001 L'Odyssée de l’Espace !

Si maintenant vous n’avez pas encore le sentiment de bien connaître cet artiste, sachez tout simplement qu’il a été marié trois fois, qu’il était pilote d’avion mais n’aimait pas voler et qu’enfin il était hyper méticuleux et mégalomane ce qui faisait rendre hommage à Malik Oussekine toutes les personnes qui avaient travaillé pour lui puisqu’elles déclaraient systématiquement : « Plus jamais ça. »

STANLEY KUBRICK : 4 points ‘star’

• Ne faire que treize films et être considéré comme un géant : 1 point
• Ne jamais avoir reçu d’Oscar sérieux mais être considéré comme l’un des plus grands : 1 point
• Vivre enfermé dans un château en Angleterre : 1 point
• Avoir été marié trois fois : 1 point
• Manquer d’anecdotes croustillantes du type sexe ou drogue : -1 point
• Etre régulièrement confondu avec Stanley Lubrick : 1 point

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