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Rocco Siffredi, le bon goût à l'italienne

Rocco Siffredi - la biographie star

Rocco SiffrediRocco Tano, alias Rocco Siffredi, est un acteur, réalisateur et producteur italien né le 4 mai 1964 à Ortona. Son pseudo star vient du nom du personnage d'Alain Delon, Roch Siffredi dans Borsalino, probablement parce qu’il jouait comme un manche.

Rocco Siffredi est à la fois le Michael Jordan de la main au panier, le Pelé de la balle au fond, le Tiger Woods des pelouses bien entretenues, le Mohamed Ali des coups bien ajustés, le Bernard Hinault des grands braquets, le Roger Federer des gros manches, le Alain Prost de la surmultipliée mais aussi le Carl Lewis des accélérations progressives, bref le Jean-Paul II de l’industrie pornographique.

Rocco est d’ailleurs un pratiquant précoce puisqu’il soulage ses petites gourdinettes matinales dès l’âge de neuf ans. Certains scientifiques prétendent que la masturbation débute quand le sexe atteint une taille minimum, d’où la précocité du jeune Rocco qui terminera tout de même avec un engin de vingt-quatre centimètres, soit grosso modo un peu moins que la longueur d’une feuille de A4 mais un peu plus que la largeur. Vous avez vu, ça fait long hein ? Au collège, c’est avec deux de ses amis qu’il découvre les joies de la convivialité, l’un d’entre eux aimant justement particulièrement boire à la gourde. En résumé, à l’âge de quatorze ans, quand pour la majorité d’entre nous, le terme facial fait plutôt référence à la valeur des timbres que l’on collectionne, Rocco Siffredi a déjà pris sa carte d’abonnement au Savour Club.

Les six coups de Rocco Siffredi

En 1985, Rocco Siffredi démarre dans Belle d’Amour grâce aux conseils de Marc Dorcel. Il volera rapidement de ses propres ailes mais c’est avec l’avènement du Gonzo dans les années 90, sorte de nouvelle vague où la caméra au poing, le réalisateur peut s’immiscer dans les moindres recoins de l’intimité de l’âme des comédiens, que Rocco Siffredi devient la première star internationale de l’industrie pornographique. Rocco produit alors des séries cultes comme Animal Trainer ou encore Rocco’s True Anal Stories qui dénonce avec ferveur et engouement les problèmes d’hémorroïdes dans ce métier, qui viennent d’ailleurs souvent se doubler de tendinites aux genoux comparables à celles de nos ami carreleurs. Avec à son actif plus de 1300 films et un nombre incalculables de trophées, on peut dire que Rocco Siffredi fut un acteur en verge.

Les enfants peuvent se rassurer

Nous savons tous que passé un certain âge, les nouvelles rencontres se font souvent sur le lieu de travail. Et voilà comment en 1991 Rocco Siffredi a fait la connaissance de Rosa Caracciolo sur le tournage de Bodyguard. Entre deux levrettes et juste avant la scène de sodomie avec le transsexuel nain, Rocco prend son courage à deux mains et lui propose un rendez-vous galant. Quelques semaines plus tard, le mariage est consommé. Deux enfants naîtront de cette romance, Gourdino et Braco. En 2004, Rocco Siffredi avait d’ailleurs décidé d’arrêter sa carrière parce qu’arrivés à un certain âge, les enfants n’avalaient plus les saucisses de leur père et la frisée de leur mère. Mais en 2009, Rocco a annoncé son come-back : « Les garçons ont maintenant dix et treize ans, et avec ce que l’on voit sur Internet, cela me rassure qu’ils se masturbent en regardant les films avec papa et maman. »

Les enfants peuvent d’ailleurs se rassurer puisque papa a également joué dans des films beaucoup plus classiques de Catherine Breillat comme Romance en 1999 ou Anatomie de l’Enfer en 2003. Quel dommage que notre couple de choc n’ait pas eu de petite fille car elle aurait probablement beaucoup appris en regardant l’utilisation toute personnelle que son père peut faire des tampons hygiéniques, usagés bien entendu. Comme l’aurait dit Rimbaud dans Le Dormeur du Val, pas évident que les deux trous rouges étaient cette fois-ci dans le côté droit.

ROCCO SIFFREDI : 9 points ‘star’

•    Etre membré comme un âne : 1 point
•    Recevoir des récompenses en veux-tu en-voilà : 1 point
•    Tourner plus de 1300 films : 3 points
•    Faire que grâce à lui on peut parler de pornographie sans passer pour un pervers : 1 point
•    Etre marié à une actrice porno : 1 point
•    Vouloir protéger sa famille du qu'en-dira-t-on : 1 point
•    Parler quatre langues et réussir à passer pour mec pas con dans l’univers du porno : 1 point

Commentaires
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Timeo Danaos  - Un article réducteur ! |2010-01-20

Là, mes petits biquets vous me décevez un peu ; je sens en effet poindre dans le propos comme une espèce de jalousie, ce qui laisserait à penser que le rédacteur de l’article, bien léché au demeurant, est un homme ; une femme, en effet, aurait manifestement eu une approche sûrement moins tendancieuse, peut-être plus curieuse, objective, voire gourmande….en tout cas moins dénigreuse…

Enivrés par des « à peu près » braquemardesques faciles, vous êtes en définitive passés à côté de l’essentiel, et c’est d’autant plus regrettable que c’est précisément cet aspect là, juste effleuré et sur lequel vous vous êtes ensuite égarés en digressions, qui en définitive fera que le nom de Rocco Siffredi restera à jamais gravé dans l’histoire du cinéma.

Je m’explique. Habituellement la mesure du talent chez un acteur est chose ardue, subjective en tout cas, même si la reconnaissance du public et l’estime des critiques peuvent en porter suffisamment témoignage. Mais rien de définitivement acquis, le talent ayant, comme chacun sait, ses hauts et ses bas….phénomène auquel, au demeurant, n’échappa pas Rocco, soi-même, qui put néanmoins y remédier par une faculté de récupération assez surprenante…et récurrente, et ce au cours d’un même film ….ce qui d’ailleurs lui fit dire, reprenant ainsi une parole, déjà passée à la postérité depuis son utilisation, il y a quelque temps déjà, par une personnalité historique corse, qui comme Rocco appréhendait des lendemains qui déchantent: « Pourvou que ça doure » ( à préciser au passage, sans pour autant faire des tonnes de sémantique que Rocco – dont les préoccupations étaient à l’évidence différentes de celles antérieurement exprimées par maman Bonaparte - employait ici le verbe durer improprement , voulant simplement implorer le destin, en pidgin façon rital, de lui accorder le bienfait d’une dureté éternelle….une espèce de développement durable avant l’heure, en quelque sorte….)

Ainsi pour Rocco Siffredi il en va différemment ; il est en effet le seul acteur dont on a pu mesurer objectivement le talent, non seulement pour un film donné mais pour chacune de ses scènes, chacun de ses plans …Aussi peut-on dire, au premier coup d’œil , qu’ici Rocco Siffredi fait montre d’un grand talent tandis que là son talent est moindre (tout étant relatif cependant).

Par ailleurs si pour le commun des acteurs, le talent peut avoir plusieurs facettes, pour Rocco Siffredi, en revanche, celui-ci revêt différentes dimensions (le terme de facette étant dans son cas impropre….voire blessant), différenciées, en fonction non pas du type de film (comédie, drame..) mais, comme déjà dit, d’une scène spécifique, selon qu’elle traduit l’action, l’émotion, la langueur – oui je dis bien langueur, et non pas longueur….car là c’est trop facile……).

C’est ainsi que Rocco Siffredi passera à la postérité comme l’acteur dont le talent a pu, en effet, être assez précisément mesuré à 24 centimètres (au garrot comme il se doit) - ce qui ne lui a pas nécessairement ouvert toutes les portes (au sens propre….enfin ça dépend desquelles), à telle enseigne que pour lui des critiques ont pu évoquer un talent encombrant, ce qui pour un acteur est un comble ? Pour la petite histoire, on se souviendra à cet égard de la primesautière interrogation à lui adressée, lors de la remise, à Cannes, du prix du meilleur second rôle (dans le film de Michael CIMINO « L’année de la moule » au côté de Mickey Rourke, où le personnage joué par Rocco rend neurasthénique son cheval devant lequel il a cru bon d’uriner sans précaution ni pudeur aucune, ce qui lui vaut par la suite des déboires à la bataille de Little Big Horn, où le cheval qui fait toujours la gueule…enfin là on s’égare…), par Frédéric Mitterrand (dont on sait qu’il n’est pas avare en saillies) qui s’enquerrait de son lieu de résidence en Italie: « Alors, Rocco, dis-moi, t’habites Gênes ou pas ? ».Etait-ce de la part du futur Ministre une appréhension ou un espoir ? Avec le recul on peut penser qu’il s’agissait d’espoir…..Et F. Mitterrand étant finalement assez prévisible, il y a fort à parier que si d’aventure, Rocco Siffredi avait été Marocain, il l’aurait apostrophé d’un : « Alors, Rocco, dis-moi, t’habites Rabat ou pas ? »….ce qui aurait été tout aussi pertinent compte tenu du talent protéiforme de l’artiste interpellé ainsi.

J’espère avoir ici contribué à redonner à l’article la dimension culturelle qui, en première instance, avait été un peu négligée pour être sacrifiée à l’anecdotique et à la facilité.

Alors, mes petits vieux, il faudra vous recentrer rapidement sur les fondamentaux (et non sur les fondements, tôt….car là je ne me fais pas de souci) si vous voulez rapidement figurer au panthéon des encyclopédistes (vous aurez complété j’en suis sûr : « au côté d’Eddy Merckx ») …mais gageons qu’il s’agit-là d’une faiblesse passagère, ou alors d’une simple fantaisie reposante avant d’aborder un sujet autrement plus dur (mais est-ce finalement possible d’avoir désormais cela ?),…d’une espèce de variation sur un morceau de choix, en somme, comme on dirait en musique.

C’est pour cela que je continue, en dépit de ce petit faux pas, à vous jouer gagnant pour l’Académie.

NB : une dernière précision : il se murmure dans le microcosme du cinéma que Rocco dont le talent aurait néanmoins tendance à devenir moins constant avec l’âge, s’orienterait désormais vers des rôles moins exigeants. Nous aurons bientôt l’occasion d’en juger, à la sortie prévue début 2010, de son dernier film, à caractère historique, consacré à l’abstinence chez les anachorètes : « Les Cénobites tranquilles ».

Jean-Luc Robichaux  - demande de contact |2009-11-11

avez-vous l'adresse du fan-club du transsexuel nain cité dans l'article? d'avance, merci