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Avec Michel, Audiard l’avarice

Michel Audiard – la biographie star

Michel AudiardMichel Audiard est un dialoguiste, scénariste et réalisateur français né en 1920 à Paris XIVe et mort en 1985 à Dourdan.  Issus de la verve gouailleuse du titi parisien, ses dialogues à l’extrême finesse genre La Fressange auront marqué le cinéma français de leur empreinte pointure 48.

Après des études de CAP soudeur, Michel Audiard réalise que l’écriture sera plus à même de satisfaire son irrépressible désir d’évasion vers des terres moins arides.  Il s’oublie dans la lecture de Rimbaud ou Proust, mais c’est surtout dans l’œuvre de Céline qu’il trouve la force d’espérer qu’un jour les choses seront plus différentes qu’auparavant lorsqu’elles étaient si semblables à ce qu’elles furent elles-mêmes.  Et dès la libération, Michel Audiard décide de s‘engouffrer dans la carrière littéraire en devenant livreur de journaux.

En retard pour aller au cinéma

Il déniche quelques piges, et dans L’Etoile Du Soir, écrit des articles sur l’Asie sans jamais y être allé et sans rien y connaître, un peu comme si Gandhi publiait une anthologie de la boxe, ou comme si Bernard-Henri Lévy écrivait des traités de philosophie.  Tel l’éjaculateur précoce déjà en retard pour aller au cinéma, la supercherie ne dure qu’un temps, mais un peu comme les éboueurs en décembre,  la chance finit toujours par frapper à la porte : Michel Audiard reçoit quelques commandes de scénarios et peut enfin se rôder au métier.

Michel Audiard rencontre Jean Gabin, avec qui il entame une longue collaboration forte de la bagatelle de dix-sept films, dont Le Cave Se Rebiffe, Un Singe En Hiver avec Jean-Paul Belmondo, Mélodie en Sous-Sol avec Alain Delon ou plus tard Le Pacha.  Mais sa réussite attise les foudres de la jalousie, et Audiard est conspué par l’intellectualisante Nouvelle Vague, celle qui ramène inlassablement sur le rivage la marée noire du mépris du succès commercial.

Michel Audiard ne mâche pas ses mots

Michel Audiard devient de plus en plus populaire, écrit pour Jean-Paul Belmondo (100 000 dollars au soleil, d’Henri Verneuil en 1963), Lino Ventura, Bernard Blier (Les Tontons Flingueurs, Les Barbouzes de Georges Lautner).  En 1966, Audiard s’essaye à la réalisation.  Elle Boit Pas Elle Fume Pas Elle Drague Pas … Mais Elle Cause, ou Faut Pas Prendre Les Enfants Du Bon Dieu Pour Des Canards Sauvages rencontrent un succès mitoyen.  Les films sont nominés au festival du film de Bourg-en-Bresse, catégorie « Titre le plus court », mais c’est finalement Ran, d’Akira Kurosawa, qui les coiffe au poteau.  Audiard dénoncera une « justice à deux vitesses ».

Dans les années 80, Michel Audiard revient signer les scénarios des succès de Jean-Paul Belmondo au box-office, comme Flic ou Voyou, L’Animal, Le Professionnel, Le Marginal ou Les Morfalous.

MICHEL AUDIARD : 3,5 points ‘star’

  • Avoir une façon de parler unique, et en tirer des films culte : 2 points
  • Tourner avec des camions entiers d’acteurs phare : 1 point
  • Etre le père d’un type en passe de devenir une star : ½ point
Commentaires
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Flavio Roma  - Un gentleman, c'est... |2010-10-13

"Un gentleman, c'est celui qui est capable de décrire Sophia Loren sans faire de gestes." Sacré Audiard !