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Cinéma Le Parrain Le Parrain 9 Partager sur Facebook
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Espresso

Previously on « Le Parrain » : A New York, la paix a été signée, mais Michael Corleone, qui agit comme le nouveau chef de famille, préfère se méfier et se prépare à toute éventualité.  Il se rend à Las Vegas, où il propose de racheter les parts de Moe Greene dans leur casino.  Celui-ci refuse de façon cavalière, avouant ses contacts avec Emilio Barzini.

Tout est calme ces temps-ci à New York, et Michael et Kay ont eu un fils, Gino.  Chez Corleone, la famille c’est sacré, on peut pas dire que les enfants naissent perso.  What else ?  Comme on a dit à Fredo que s’il est dans la mafia, il faut qu’il cause à Mostra, lui il est parti direct à Venise.  Ca vous fait peut-être vous gondoler, mais il faut l’excuser, y a des lagunes dans son éducation.  Là-bas, il a croisé Richard Branson qui l’a un peu provoqué : « Vénétie si t’es un homme ! ».  Clairement, Branson ne se sent plus depuis qu’il a ouvert son dernier magasin, qu’il a fort à propos nommé le Virgin Mégastore vénitien.

Don Corleone est de plus en plus fatigué.  Il n’intervient plus vraiment dans la gestion quotidienne des affaires, se contentant de conseiller Mike maintenant.  Il lui dévoile les ficelles du métier, comment gérer les assassinats, comment organiser sa protection, comme dirait Vladimir la routine quoi.  Mais c’est bon là, mec, tu peux reposer ton arabica, tout ça Michael est déjà au Coran.  Lui expliquer, ça serait un peu comme de signaler à Kurt Cobain qu’il a un trou dans son blue-jean : aucun intérêt.

C’est bien le King qu’ils visent

Le plan du Don à l’origine, c’était plutôt style Max Havelaar commerce équitable : tenir Michael à l’écart des affaires douteuses de la famille (car l’honnêteté finit toujours par payer).  Michael blanc comme l’agneau qui sort de l’œuf, on aurait pu ensuite le faire élire au minimum sénateur ou gouverneur.  Mais bon, Sonny mort il a bien fallu arrêter de poursuivre des chimères (rouges) et changer son fusil d’épaule (Pot).

Mais assez de sentimentalisme, tout ça c’est bon pour les fillettes.  Vito prévient Mike que maintenant qu’ils pensent avoir endormi sa méfiance, les familles rivales et leurs gros bonnets (Emilio Barzini, Philip Tattaglia, Pamela Anderson, …) ne vont certainement pas tarder à essayer de se débarrasser de lui.  A priori c’est bien le King qu’ils visent, Presley.  Logiquement, ils devraient plutôt attendre la mort du Don pour agir, parce que ses appuis politiques, c’Emmaüs costaud.  Ensuite l’usage pour approcher le futur macchabée Pierre, ce sera d’utiliser une connaissance commune.  En clair, le traître sera le messager…

Bon assez travaillé pour aujourd’hui, maintenant le Don va aller jouer dans son jardin et préparer le goûter du petit Gino.  Il lui prépare avec amour une gaufre qu’il ne pourra pas refuser.  Mais les enfants c’est crevant : en jouant à cache-cache avec Johnny et Tabatha, le vieux a une attaque cardiaque et s’écroule dans ses plants de tomate.  Forcément, à trop mâcher de chewing-gum, il nous a fait du choléstimorol.  Gino ne s’en étonne pas, il a de la culture générale : il a déjà accompagné son père deux-trois fois au bureau et c’est pas la première fois qu’il voit quelqu’un s’effondrer comme ça sans raison…  Alors ce café son grand-père il s’en fiche, et il remet sa capuche, Gino.

Fredo rentrera-t-il de Venise à la nage ?  L’abbé Pierre dealait-il du vin de messe pendant la prohibition ?  La loi punit-elle le torréfacteur ?  Saint-Pierre fera-t-il à Don Corleone une offre qu’il ne pourra pas refuser ?  Vous le saurez en lisant la suite de « Le Parrain ».
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